Archive pour décembre 2008

Sociologie québec

Mardi 30 décembre 2008

Ces machines représentent généralement plus de 80 % des profits des casinos. Elles seraient responsables de la majorité des cas de jeu pathologique recensés au sein des populations où elles sont présentes. Le Québec les a légalisés au début des années 90 et Loto-Québec en a installés sur l’ensemble du territoire. Cette légalisation serait responsable du syndrome québécois. Devenues très accessibles, elles sont responsables d’environ 80 % des cas de jeu pathologique recensés. On évalue que les joueurs pathologiques contribuent à un 59,1 % des revenus provenant de ces appareils. D’après les estimations du sociologue Serge Chevalier, de l’Institut national de santé publique (INSP), les joueurs de vidéopoker ont permis à Loto-Québec d’engranger quelque 441 millions en profits en 2004. Cette somme dépasse de façon notable l’ensemble des profits que Loto-Québec a réalisés dans ses trois casinos et constitue plus du tiers des profits de Loto-Québec pour cette année. M. Chevalier a basé son analyse sur une enquête entreprise en 2002 par l’INSP et le Centre québécois d’excellence pour la prévention et le traitement du jeu. On a interrogé 8 842 Québécois sur leurs habitudes de jeu et sur les sommes qu’ils y consacrent. La légalisation des machines à sous au Québec provient du fait que plus de 40 000 machines illégales étaient opérées par le crime organisé sur le territoire du Québec. La légalisation a éradiqué le phénomène des machines illégales. Il n’y a plus que 13 211 appareils opérés par l’État en ce moment (30 septembre 2006).